Quand une fuite ne se voit pas, l'erreur la plus coûteuse est de creuser « au hasard ». Une recherche de fuite sérieuse suit toujours le même ordre : d'abord confirmer, ensuite isoler, puis localiser, et seulement à la fin, ouvrir.
Les signes qui disent qu'il y a une fuite
Le compteur qui tourne alors que tout est fermé : c'est le signe qui ne trompe pas. Une tache qui s'agrandit avec le temps. Un sol localement détrempé même sans pluie. Une mare qui se reforme au même endroit. Une pelouse anormalement verte à un endroit précis.
À l'inverse, une humidité qui apparaît en hiver et sèche au printemps n'est pas une fuite : c'est de la remontée capillaire, et cela ne se règle pas en plomberie.
Les quatre méthodes, dans l'ordre
1. Le test du compteur (non destructif, gratuit) : tout fermé, une heure, on relève l'index. Puis on isole les circuits (eau froide, eau chaude, extérieur) pour savoir lequel fuit.
2. L'écoute acoustique : un microphone au sol permet d'entendre le bruit de l'eau sous pression et de localiser le point de fuite à quelques dizaines de centimètres.
3. Le gaz traceur : on injecte un mélange inoffensif et on détecte à l'extérieur du tuyau. Très efficace sur les réseaux enterrés où le bruit est masqué.
4. La caméra : pour confirmer l'état intérieur du tuyau (corrosion, racines, affaissement) avant de décider de la réparation.
Qui paie, avant ou après le compteur ?
C'est le point qui évite les mauvaises surprises. Avant le compteur, le réseau relève du service des eaux. Après le compteur, c'est votre installation, et la réparation est à votre charge. On vous dit clairement de quel côté vous êtes, avant de vous déplacer.
Combien ça coûte ?
Le prix dépend du nombre de circuits à isoler et de la méthode nécessaire. Une recherche simple (compteur + écoute) n'a rien à voir avec une fuite enterrée sous dalle. Nos ordres de prix sont sur la page prix d'une recherche de fuite.